En réponse à ce post des Chroniques Beyrouthines.
Le gardénia m’évoque toujours beaucoup de souvenirs. Comment ai-je pu vivre loin de son parfum pendant si longtemps ? Je me le demande encore aujourd’hui quand je pense à la vie parisienne que j’ai menée pendant près de 40 ans.
Dans ma jeunesse, le Liban n’était pas un pays où l’on immigrait. On le fuyait plutôt dès qu’on en avait l’occasion. Ceux qui restaient n’avaient pas les moyens de refaire leur vie ailleurs. Il y avait aussi ceux qui se rattachaient à des sentiments patriotiques et qui n’abandonneraient jamais leur pays.
Entre le milieu du XXe et le début du XXIe siècle, le Liban ne sortait la tête hors de l’eau que pour plonger dans une crise plus grave, que ce soit une guerre, une série d’attentats ou un blocage politique. A force de divisions et de trahisons, le pays était tombé aux mains de gens haineux et rétrogrades. Le seul avenir qui s’offrait aux Libanais était alors très sombre. Ceux qui osaient encore rêver de paix et de prospérité ne pouvaient être que naïfs.
Mais le monde change beaucoup plus vite qu’on ne le croit. La plupart d’entre nous a tendance à faire des projections linéaires pour imaginer l’avenir et notre cerveau peut difficilement cerner les transformations exponentielles ou les chocs qui sont pourtant courants dans la nature.
C’est par la crise du pétrole que tout a commencé. Elle est survenue beaucoup plus tôt et de manière beaucoup plus aigüe qu’aucun économiste n’avait osé le prévoir. De nombreux pays qui ne pouvaient plus s’offrir de carburant ont vu leur économie stoppée nette, presque du jour au lendemain. Ce n’est qu’à l’aide d’investissements colossaux dans le programme “Move the World” lancé à l’initiative de l’Union Européenne qu’une solution a pu être trouvée, là encore, beaucoup plus vite que prévue. Les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et tous les pays qui avaient une recherche scientifique active dans le domaine des énergies renouvelables, n’ont pas tardé à rejoindre le projet qui est devenu la plus large collaboration scientifique jamais mise en œuvre. De nouvelles solutions commencèrent à fleurir dès la troisième année. Elles furent améliorées pour arriver aux moyens de production, de stockage et de transport de l’énergie très efficaces que nous connaissons aujourd’hui. Lisez la suite de cette entrée »
Publié par slacher